lundi 14 mars 2022

Plan de récit de formation

Introduction :

 

Je ferai des liens entre ma vie personnelle, mon parcours, mes expériences. Je développerai également sur un pont entre la personne que j’étais en début de BAC et comment mon schème de pensées a évolué. Mon travail sera divisé entre les acquis personnels, professionnels, mes aspirations et l’influence de mon expérience de stage en tant que future T.S.

 

 

Savoir d’expérience menant au travail social :

    • Difficultés familiales
    • Cours de psychologie au Cégep 
    • Personnalité (aime aider, être à l’écoute des autres, empathique, sensible) 
    • Intérêt envers la société, conscience sociale 
    • Techniques d’éducation spécialisée 
    • Expérience auprès d’une clientèle jeunesse et vivant avec une problématique de santé mentale 

 

Aspirations en début de formation  

    • Acquérir un savoir clinique 
    • Faire de la formation continue 
    • Devenir une professionnelle (ex : plus d’impact en rencontre multidisciplinaire) 
    • Obtenir un plus large éventail de choix de carrière et de meilleures conditions de travail 
    • Développer ma capacité à intervenir non seulement avec l’individu, mais également avec son entourage 
    • Comprendre les problématiques sociétales et leurs impacts  

 

Principaux savoirs théoriques et méthodologiques sur lesquels repose aujourd’hui votre identité professionnelle en construction 

 

    • Paradigme constructivisme (TRS 1660); Je n’avais aucune connaissance concernant les paradigmes et bien que ce concept m’ait apparu abstrait au départ, cela a permis de développer une perspective relative à l’intervention ou d’un angle donné à un texte scientifique par exemple.
    • L’approche narrative, systémique, collaborative (TRS 2650) : L’approche narrative et son utilité; Utiliser le savoir expérientiel de l’autre en intervention, placer l’individu comme l’expert de sa situation.  
    • Délibération éthique (TRS 2560); La façon de voir les dilemmes et d’expérimenter une délibération éthique m’a permis d’explorer une situation sous différents aspects lorsque mes valeurs personnelles et professionnelles sont confrontées. 
    • Mouvements sociaux (TRS 2160) ; Ce cours m’a permis d’ouvrir mes horizons quant aux mouvements sociaux, à la justice, à l’aspect politique du travail social, ce qui a eu un impact direct sur ma façon de voir et de comprendre certaines situations.

 

Expériences de stages significatives et les savoirs pratiques que vous en avez tirés

    • Me faire observer lors des rencontres d’intervention; Les retours avec ma superviseure m’ont réellement aidé à reconnaitre mes forces ainsi qu’à m’améliorer en rencontres individuelles 
    • Partager des moments privilégiés informels auprès des jeunes; m’imprégner de leur réalité, de leur vision
    • Développer ma réflexivité sur mes interventions
    • Divers apprentissages concernant le milieu communautaire (Auberge du cœur) et les activités reliées (Manifestation, action collective, RIPAJ, Mini-chantier)

Apprentissages/enseignements retenus des rencontres d’analyse de pratique à l’UQAM 

    • Conceptualiser mes interventions 
    • Développer ma capacité d’être à l’aise pour parler en groupe
    • Développer ma capacité d’analyse d’une situation, voir les différentes perspectives

 Identifier vos principaux besoins de formation continue à court, moyen, long terme et énumérer les moyens envisagés pour enrichir vos connaissances et vos compétences


·      Me spécialiser davantage dans mes champs d’intérêts : jeunes adultes, premiers épisodes psychotiques, itinérance jeunesse et problématiques relatives, intervention de crises

·      Moyens : Formation de l’OTSTCFQ , réflexivité, rétroactions, lecture de textes scientifiques, participation au formation offerte par mon milieu, discuter avec différents professionnels de milieux variés.

 

Faites ressortir 3 constats concernant votre dernière année de formation en T.S

 

·      Les textes scientifiques sont un grand appui à la formation pratique

·      Bien que certains concepts semblent abstraits de prime à bord, ils sont très pertinents pour développer la capacité d’analyse et le jugement clinique 

·      La réflexivité est un concept très important dans notre pratique, non seulement pour s’améliorer en tant que professionnel.le, mais également pour continuer d’offrir un service de qualité et adapté aux personnes aidées.

 

 

Lister vos prospectives professionnelles dans 1 an, 5 ans et 10 ans   

 

Pour l’instant, je souhaite me trouver un emploi qui me motive et me stimule. Puisque je travaille déjà au CIUSSS de l’Est-de-l’île-de-Montréal, je pourrais appliquer sur un poste en santé mentale jeunesse afin de développer mon identité professionnelle. Je suis toutefois ouverte à appliquer dans un autre CIUSSS si l’emploi m’intéresse. J’aimerais quand même garder un contact avec le communautaire d’une quelconque façon. Aussi, dans l’avenir, j’aimerais peut-être travailler ailleurs au Canada. Il m’est difficile de penser à dans 5 ans ou 10 ans, mais je souhaite demeurer passionnée par ma profession.

vendredi 25 février 2022

Analyse critique d'un P.I

La direction donnée au P.I : entre l’usager.e et le/la T.S

 

Contexte

            Dans mon milieu de stage, la personne y reste pendant environ 3 mois, donc le P.I se fait sous forme de plan de séjour et d’objectifs à court terme. La visée touche généralement les démarches lors de l’arrivée de la personne, car souvent elle est en situation d’itinérance, elle n’a pas de revenu, elle a perdu ses cartes. Aussi, selon leur orientation de séjour, le jeune pourrait dire par exemple qu’il veut se trouver un emploi ou effectuer un retour à l’école, donc nous devons l’accompagner pour faire les démarches à ce sujet. 

 

Portrait de la résidente 

 

            Il s’agit d’une jeune qui mentionnait vivre de la violence conjugale et avoir besoin d’un endroit où résider. Elle était déjà à l’école, mais se sentait peu motivée vu les changements dans sa vie. Elle nomme également qu’elle a de la difficulté à s’affirmer envers les autres depuis qu’elle est jeune, vivant dans une dynamique famille où elle se sentait invalidée et rabaissée. Lors de son arrivée, elle souhaite avoir un revenu stable. Compte tenu d’une problématique physique dégénérative, elle ne peut travailler dans tous les types d’emploi. Au moment de la rédaction du plan de séjour, elle ne faisait plus de suivi avec son médecin pour sa problématique et ne se sentait pas prête à recommencer. 

 

Les objectifs 

 

            Pour son premier objectif, puisqu’elle devait payer son loyer à Tangente, nous exigeons que si la personne arrive et n’a pas de revenu, elle s’inscrive à l’aide de dernier recours jusqu’à un changement de situation. Nous l’avons donc accompagné pour remplir le formulaire. Afin d’obtenir un revenu supplémentaire, elle souhaitait faire des démarches avec emploi Québec afin de voir si elle était admissible à une subvention pour son parcours scolaire. L’autre option aurait pu être d’obtenir une contrainte temporaire du médecin pour sa condition physique, mais puisqu’elle ne souhaitait pas faire de suivi, nous avons respecté son vouloir, bien que l’avons sensibilisé à l’importance de prendre sa condition de santé en charge. 

 

            Pour son deuxième objectif, elle souhaitait développer sa confiance en elle-même. Au départ, elle souhaitait recevoir l’aide d’une sexologue pour l’aider suite à des traumas familiaux, mais elle s’est présentée à une séance et n’a plus voulu retourner. Elle désirait toutefois conserver cet objectif et faire un travail personnel sur elle-même. En effet, son désir est d’être en mesure de s’exprimer aux autres et de mettre des limites ainsi que de s’affirmer, ce qu’elle ne fait pas par peur de déplaire, selon ses dires. De plus, elle nomme que de s’allier avec des personnes positives et en qui elle a confiance peut être un facteur aidant. Aussi, lorsqu’elle vit quelque chose qui la déplait par exemple de la part d’un intervenant, elle aura tendance à le dire à un autre intervenant au lieu d’à la personne, ce qui peut créer du clivage. Toutefois, nous pouvons tout de même nous pencher sur le besoin derrière ce comportement. En le nommant, elle présente une bonne capacité d’introspection et souhaite développer assez de confiance en elle pour mieux verbaliser ses ressentis. Toutefois, cet objectif est difficilement mesurable et observable, il pourrait donc être clarifié et les moyens modifiés afin qu’elle se sente à l’aise de les utiliser. 

 

            Le troisième objectif est le maintien de l’école, car au début, elle nous mentionnait que tout allait bien, mais avec le temps elle avait plusieurs excuses pour ne plus s’y présenter et a pris du retard, ce qui la démotivait encore plus. Nous avons donc visé le maintien de l’école. Puisque les moyens utilisés étaient bons au préalable, mais qu’elle ne les utilisait pas réellement, nous avons dû les réviser. Cela amène au fait que ce n’est pas tous les moyens qui peuvent convenir à la personne, bien qu’ils soient adéquats. L’indicateur de réussite étant de se rendre tous les jours à l’école n’est en soit pas réaliste, car même si elle peut être en voie de réussite malgré ce facteur. Malgré les moyens, ce serait à explorer d’où vient concrètement le manque de motivation (ex : consommation élevée, insomnie, difficulté scolaire) et tenter de cibler cela au lieu de la motivation générale comme objectif.


Conclusion et questionnements

 

            J’ai parfois eu de la difficulté avec l’ambivalence dans les orientations, car la résidente souhaitait se diriger vers divers projets à la fois et changeait souvent d’idées. De plus, elle peut se montrer contradictoire dans ce qu’elle nomme selon l’intervenant avec qui elle discute. Il faut tout de même l’aider dans ce qu’elle souhaite, mais nous devons garder les objectifs de base en tête ou les modifier s’ils ne conviennent vraiment pas. Pour mon plan de séjour, le site de BANQ, le volet ensemble vers un même horizon (2022), m’a aidé à me situer au niveau des différentes étapes pour un P.I réussi, bien que le milieu soit différent. Le texte de Plourde&Laventure (2019) sur les étapes de la motivation m’a permis également de me remémorer les différents stades où une personne peut se situer face à un changement dans sa vie. Bien que ce soit en lien avec la consommation, j’ai pu le transposer dans un autre contexte.

 

            Tel qu’indiqué sur le site de l’OTSTCFQ (2022), le plan d’intervention permet aux personnes de bien saisir la pertinence des services. Il est important que le client décide de ses propres objectifs et moyens qu’il mettra en place, car bien que parfois nous objectivons des problématiques qui pourraient être travaillées, si la personne n’est pas prête, l’objectif n’aura pas de sens pour elle. De ce fait elle pourrait sentir qu’elle n’est pas écoutée où vivre un sentiment de défaite. De petits objectifs pour de petits pas sont à envisagés, quitte à réviser plus souvent le P.I. D’un autre côté, la mission de l’organisme, la pression de performance du t.s et le nombre de rencontres parfois limitées peuvent influencer ce que nous souhaitons travailler avec l’usager. Pensez-vous que nous devons laisser l’entière place au désir de l’usager? Est-ce que malgré nous, selon nos analyses, nous dirigeons l’usager vers des objectifs que nous croyons le mieux pour lui? 


Bibliographie


-      BANQ. (2022). Ensemble vers un même horizon : démarche pour réaliser un Plan de services individualisé et intersectoriels : volet jeunesse, région Laval.URL : https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/1570400


-      Otstcfq. (2022). L’évaluation du fonctionnement social et le plan d’intervention en contexte de collaboration interprofessionnelle ou d’utilisation d’outils d’évaluation.URL :https://www1.otstcfq.org/wp-content/uploads/2018/08/l_evaluation_du_fonctionnement_social_et_le_plan_d_intervention.pdf 


-      Plourde, C. et Laventure, M. (2019). Les étapes de la motivation au changement (pp. 57-72). Dans C. Plourde et M. Laventure, Vivre avec un proche ayant une dépendance. Montréal : Bayard Canada Livres 

 


         Plan d’intervention                            Nom :             X                                 Date : 

Besoin

Situation actuelle

Situation espérée (objectif)

Moyens/ interventions

Personnes responsables/ alliés

Échéancier

Indicateur de réussite

Avoir un revenu suffisant

Je n’ai pas revenu fixe

Me trouver une source de revenu

Avoir une subvention pour l’école

Faire des démarches pour recevoir l’aide sociale

M’informer sur les subventions avec mon agente d’emploi-québec

 

Moi

 

Intervenants

 

Emploi-Québec

D’ici le prochain mois

J’obtiendrai un revenu

Avoir une meilleure confiance en moi

Je une faible confiance en moi

Être en mesure de communiquer mes besoins aux autres

M’allier à des personnes positives

 

Nommer comment je me sens aux inter., à mes amis, à mes pairs

 

Aller à mes rencontres avec la sexologue

Moi

 

Intervenants

 

Amis

D’ici les trois prochains mois

Nommer mes bons coups de la semaine en rencontre 

Maintenir un journal de bord

Maintenir l’école

J’ai de la difficulté à me lever pour l’école

Maintenir ma motivation pour terminer mon secondaire et aller au cégep

 Je me couche tot le soir

Je mets mon cadran le matin


Je vais aux sessions de rattrapage lorsque besoin


Je pose des questions à mes enseignants

Moi

 

Inter. 

 

Enseignants

D’ici les trois prochains mois

Je me rends tous les jours à l’école

vendredi 11 février 2022

Analyse critique d'une évaluation du fonctionnement social

Comment faire une analyse du fonctionnement sociale en respectant la volonté de la personne et notre rôle en tant que professionnel?

 

            Bref retour sur le contexte d’intervention de mon milieu; il s’agit d’un hébergement pour une clientèle mixte de 18 à 25 d’une durée de trois mois, pouvant s’échelonner sur 12 mois si la personne se rend aux modules de vie. Le jeune y trouve accueil, support et accompagnement dans l’optique de reprendre du pouvoir sur sa vie; se refaire une santé, amorcer un projet, faire des apprentissages et ce, dans un contexte volontaire, la personne peut donc quitter à tout moment. Pour cette analyse critique, j’ai décidé d’utiliser ma une pratique d’évaluation du fonctionnement social que j’ai fait la session dernière. En procédant à l’exercice d’analyse, je pourrai donc être en mesure de m’améliorer pour la prochaine, que j’effectuerai probablement la semaine prochaine suite à l’arrivée d’une nouvelle résidente, pour laquelle je serai en charge de son suivi.  Pour ce faire, je me suis basée sur le document cadre de référence : l’évaluation du fonctionnement social (Boily&Bourque, 2011). Toutefois, lorsque j’en ai débuté la réalisation, le résident a quitté la ressource, il me manquait donc quelques informations auxquelles je n’avais pas accès, mais il s’agit tout de même de la réalité de certains milieux. Aussi, puisque le séjour des résidents est d’un maximum de trois mois, l’évaluation du fonctionnement social se fait dans un cours délai. De plus, puisque la visée de Maison Tangente est la stabilité résidentielle, nous explorons plus le contexte psychosocial de cet aspect. Certes l’histoire de vie de la personne est essentielle pour bien comprendre où elle en est aujourd’hui, mais nous ne nous attarderons pas en profondeur sur l’enfance, par exemple. 

 

Analyse critique :


            Tout d’abord, dans la première section, soit demande et contexte d’évaluation,j’aurais pu ajouter quelques spécifications, comme par exemple quel centre jeunesse. Il nomme avoir eu une enfance heureuse et ne souhaite pas élaborer sur son passage au centre jeunesse. Par respect pour lui, il n’est pas nécessaire d’approfondir, mais nous pouvons tout de même se demander ce que cette période de sa vie représente pour lui. Nous pouvons faire des liens avec l’article de Miller(2013), qui nous parle de l’enfouissement de l’histoire de vie, de nos blessures, sans savoir que cela détermine notre conduite en permanence. J’ai également mentionné que sa consommation affecte ses sphères personnelles, mais j’aurais pu préciser quelles sphères et comment cela les influence. Au niveau de l’aspect temporel, j’aurais pu inscrire plus d’indicateurs de temps pour avoir une meilleure idée de la ligne du temps des évènements. Aussi, je dois spécifier si les informations que je présente provienne de mon interprétation ou des dires de la personne. Je mentionne également que la diminution de sa consommation serait à envisager, mais cela relève plus de l’ordre de l’hypothèse et se retrouverait dans une autre section. De plus, un approfondissement sur sa situation actuelle aurait pu être élaboré, comme qui est affecté par les problématiques vécues, les impacts sur la personne et ses proches, ses attentes face au suivi. Dans les caractéristiques de la personne, je n’avais pas l’année et le diagnostic, mais il s’agit d’un élément à inscrire, ainsi que la médication qu’il prend en ce moment. À nouveau, j’aurais dû préciser que la manière dont est décrit sa psychose est son explication de la problématique. Dans ses forces, je devrais élaborer sur le concept d’autonomie ainsi que donner plus d’informations sur les références de ses anciens hébergements. Aussi, je me prononce sur l’histoire de sa consommation tel qu’il le décrit, mais je pourrais être plus claire sur quelles caractéristiques je cherche à démontrer sur le résident. Pour l’environnement, si j’avais eu plus de temps avec la personne, j’aurais tenté d’élaborer sur davantage sur son réseau et la qualité des liens. Dans l’analyse et la synthèse, je pense que l’ajout des forces aurait pu être bénéfique pour y mettre l’emphase. Aussi, je pourrais ouvrir sur quelles difficultés il refuse de reconnaitre pour le moment, ce qui amènerait la possibilité d’en discuter et de l’explorer avec le résident. J’ai également mentionné qu’il a une vision peu réaliste quant à ses projets futurs, mais il s’agit d’un jugement et cela n’a pas sa place dans l’évaluation. Finalement, dans l’opinion et les recommandations, il serait préférable que je me centre davantage sur les recommandations en lien avec l’hébergement sur du moyen-long terme, puisqu’il s’agit de la visée de l’organisme.  

 

            Pour ma prochaine évaluation du fonctionnement social, je souhaiterais me prépare, poser des questions plus précises et nécessaires, sans toutefois entrer dans des détails futiles. Je vais également prendre le temps avec la personne de valider mes hypothèses, de lui présenter l’évaluation et d’obtenir son opinion. Aussi, j’aimerais développer la maitrise de conceptualiser la théorie apprise, aspect faisant partie du déploiement de mon identité professionnelle. En effet, l’évaluation du fonctionnement social est réservée à notre profession et il importe d’être en mesure d’émettre des hypothèses cliniques conformes en utilisant nos savoirs et le savoir de la personne dans le but d’être autonome dans notre pratique (Crête, Pullen Sansfaçon, Marchand, 2015). De plus, l’utilisation du savoir expérientiel de l’autre demeure très riche et à considérer, tel que sa perception, la façon dont la personne raconte son vécu, sa propre vision de ses forces et de ses points à travailler. J’aurais aimé approfondir vers une approche plus systémique, car tel qu’exprimé dans le texte deMiller (2013), le contexte familial et l’environnement dans lequel une personne grandit peut influencer les comportements et les besoins. Toutefois, d’un autre côté, si la personne refuse de discuter de certains points, je pense qu’il faut respecter sa volonté et construire l’analyse à partir de ce que nous avons comme informations. Certains détails sont peu essentiels et nous devons démontrer de la prudence pour ne se montrer intrusifs sur des informations non essentielles. Même si nous n’avons pas beaucoup de temps vu la courte durée du séjour à Tangente, je pense que nous devons laisser au jeune le temps de se déposer et d’être à l’aise, car il s’agit de beaucoup d’informations personnelles. Finalement, au cours de ma pratique, je pense que si l’on travaille souvent avec le même « type de problématique » ou de parcours, nous pouvons avoir tendance à émettre des hypothèses ou des objectifs similaires, mais j’aimerais garder à l’esprit que chaque personne est différente en offrant un plan de suivi personnalisé. Tel que démontré dans le texte de Masson, il faut éviter de tendre vers l’individualisation des problèmes de la personne, mais plutôt comprendre selon une vision sociétaire.

 

 

 

Bibliographie :

 

-       Boily, M., Bourque, S. (2011). Cadre de référence : L’évaluation du fonctionnement social. Récupéré de https://www1.otstcfq.org/wp-content/uploads/2016/09/cadre-reference-evaluation-fonctionnement-social.pdf

-       Crête, J. Pullen Sansfaçon, A. Marchand, I. (2015). L’identité professionnelle de travailleur sociaux en devenir : de la formation à la pratique. Service social.Vol. 61, p. 43-55. URL : https://www-erudit-org.proxy.bibliotheques.uqam.ca/en/journals/ss/2015-v61-n1-ss02148/1033739ar/

-      Masson, P. (2013). Évaluations psychosociales : Culture du positivisme et enjeux éthiques. Nouvelles pratiques sociales. Vol. 25, p.224-242. URL : https://www-erudit-org.proxy.bibliotheques.uqam.ca/fr/revues/nps/2012-v25-n1-nps0737/1017392ar/

 

-       Miller, A. (2013). Tout plutôt que la vérité. Le drame de l’enfant doué.P. 1 à 26. URL : https://www-cairn-info.proxy.bibliotheques.uqam.ca/le-drame-de-l-enfant-doue--9782130621256-page-1.htm?contenu=article



Annexe :

Évaluation des besoins et du fonctionnement social

Nom : X

 

Demande et contexte de l’évaluation

 

Référé par : Réseau social personnel

 

 X est un homme de 18 ans, célibataire, sans enfant. Sa langue maternelle est le français. Il est Québécois, natif de Montréal, mais il a principalement passé son enfance en banlieue chez ses parents. Il a vécu de 14 à 18 ans en centre jeunesse, mais il ne souhaite pas élaborer sur cette période de sa vie. Il bénéficie actuellement de l’assurance emploi. 

 

Présentement, il vit de l’instabilité résidentielle et n’a pas d’emploi. Il consomme de manière quotidienne, ce qui peut affecter ses sphères personnelles. Il a commencé à consommer du haschisch à l’âge de 14 ans, ce qui a diminué sa motivation à aller à l’école. Il a finalement décidé de quitter l’école pour travailler. Aussi, il a perdu un hébergement dû à une accumulation de conséquences causé par la consommation. 

 

Ses besoins actuels sont donc de se loger, de se trouver un travail et de retourner aux études. De plus, il nomme que consommer du cannabis est une activité pour lui, et qu’il souhaiterait se trouver d’autres loisirs. La diminution de la consommation serait à envisager afin de favoriser son engagement dans ses objectifs. 

 

Caractéristiques de la personne

 Physiquement, X vit avec une surdité, mais entends bien lorsqu’il porte son appareil auditif. Il est actuellement suivi à la clinique J par DR. M. , psychiatre et L, travailleuse sociale. ajout Diagnostic (année), médication. Dans le passé, suite à une consommation excessive de drogues de synthèse, il a fait une psychose. Par la suite, une deuxième psychose s’en est suivie, car il a peu dormi et a consommé une quantité importante de cannabis plusieurs jours de suite.  

 

Comme forces, il se décrit comme ayant une bonne capacité de faire le ménage et préparer de la nourriture, mais il est parfois affecté par un manque de motivation pour s’exécuter. Selon les références de ses anciens hébergements,il se montre sociable et ouvert à la discussion, ce que nous pouvons observer également.

 

Au départ, il nomme trouver son intégration à Tangente difficile car il y a beaucoup de gens, de bruits, des tâches à faire et des repas à préparer. Toutefois, il s’adapte rapidement. Pour ses démarches, il doit être stimulé et accompagné, comme par exemple pour faire sa demande d’aide sociale, aller porter des curriculums vitae. Par contre, Il se montre autonome pour se rendre à ses rendez-vous. Il paie également son loyer à temps et respecte son budget. Il a un suivi au CRDM qu’il maintient avec son intervenante Véronique. Il démontre la capacité de nommer que la consommation est nocive pour lui. 

 

Il a participé à une formation à l’emploi chez Distribution l’Escalier pendant presque deux mois de juillet à septembre, mais vu sa difficulté à se réveiller le matin malgré nos rappels, il a souvent manqué et le milieu a décidé de mettre un terme à cet engagement.

 

À la fin du mois de juillet, il décide de cesser sa médication, car il se sent « zombie » selon ses termes. Il est donc informé sur les impacts que cela peut avoir sur le déclenchement d’une psychose et sur l’importance de prendre sa Rx. Il lui est également suggéré d’en discuter avec son médecin s’il souhaite diminuer la dose au lieu de cesser complètement. Nous observons qu’il se montre plus impulsif, agité, qu’il a un discours décousu et une perte de l’appétit. Il reconnait certains symptômes. Finalement, l’équipe traitante a dû procéder à une hospitalisation puisqu’il est sous ordonnance de traitement. Un contrat thérapeutique est mis en place afin de favoriser son rétablissement. Pendant un certain temps, il collabore pour la prise de médication et diminue sa consommation. Toutefois, sa motivation à se rendre au travail diminue suite à cet évènement et la consommation augmente à nouveau. Nous pouvons observer que lorsqu’il a une rencontre ou un rendez-vous, il consomme du cannabis juste avant. Il respecte toutefois son entente de ne boire de l’alcool que la fin de semaine.

 

L’environnement

Le réseau familial de X est composé d’une cousine vivant à Rimouski chez qui il souhaiterait déménager et d’un frère jumeau avec qui il a un lien significatif. Il entretient des contacts téléphoniques avec ses parents. Il n’a pas d’amis proches, mais passe du temps avec les autres résidents. 

 

Il vit actuellement à la Maison Tangente, dans le quartier d’Hochelaga-Maisonneuve. Ce quartier est bien desservi par le service de la STM et nous y retrouvons des services variés comme le centre local d’emploi, plusieurs centres de loisirs, le centre jeunesse emploi. Puisqu’il doit quitter, il sera relocalisé par son équipe traitante vers un foyer de groupe. 

Ressources disponibles/ facteurs supportants

X a un réseau qui peut l’aider à atteindre ses objectifs ; équipe traitante, intervenant(e)s de Tangente, suivi au CRDM. Il démontre un côté sociable et une facilité à tisser des liens avec ses pairs. Il présente des habiletés à effectuer des tâches, de la nourriture et une autonomie pour ses déplacements et ses rendez-vous.

Facteurs de risques

La consommation en comorbidité avec son diagnostic peut affecter non seulement ses sphères personnelles, mais également le conduire en état de psychose. Il a de la difficulté à maintenir un travail. Ses projets au niveau résidentiel sont irréalistes pour l’instant, vu son ordonnance d’hébergement. Il souhaite aller vivre chez sa sœur, mais elle mentionne qu’elle n’est pas en mesure de l’accueillir. Il refuse pour l’instant d’aller en foyer de groupe. 

 

Analyse et synthèse

X démontre présentement de la difficulté à reconnaitre son diagnostic et accepter la prise de médicaments, qui le rend amorphe. Il peut se montrer également réticent à l’aide offerte et refuse de reconnaitre certaines difficultés. Un manque de motivation pour conserver ses occupations est observé. Nous pouvons se questionner si la provenance de la passivité provient d’une réelle difficulté à se lever le matin suite à la prise de médication, de symptômes négatifs ou d’un manque d’intérêt de la part de X.

La consommation de cannabis prends une place centrale puisqu’elle l’affecte dans le maintien de ses engagements. Comme hypothèse, puisqu’il consomme avant ses rencontres et ses rendez-vous, nous pourrions penser qu’il s’agit d’un moyen pour camoufler son anxiété face à la prise de responsabilités, la peur de décevoir ainsi qu’une difficulté à s’affirmer. La consommation sert donc d’exutoire et aide à la fuite d’affronter la réalité.

Au niveau des projets qu’il souhaite entamer, il a une vision peu réaliste de ce qu’il doit entreprendre pour y arriver, démontrant le concept de la pensée magique, c’est-à-dire la croyance faussée qu’il arrivera à ses objectifs en y mettant peu d’effort, comme par exemple dire qu’il ira vivre chez sa sœur sans confirmation, ce qui l’amène à refuser l’aide offerte pour trouver un emploi ou un hébergement.

Opinions et recommandations

 Nous pouvons penser que transiter par un hébergement de type foyer de groupe pour jeunes pourrait l’aider dans l’acquisition de son autonomie. De ce fait, il pourra y faire les apprentissages nécessaires à la vie en appartement, se trouver une occupation et recevoir de l’aide pour accéder graduellement à la réalisation de ses projets. Il pourra également avoir une stabilité quant à son équipe traitante qui pourra l’aider dans le processus de l’acceptation du diagnostic. Nous recommandons également qu’il poursuive ses rendez-vous au CRDM afin de prendre conscience des impacts de la consommation sur sa vie.    

 

Plan de récit de formation

Introduction :   Je ferai des liens entre ma vie personnelle, mon parcours, mes expériences. Je développerai également sur un pont entre la ...